COMMUNIQUER, C’EST :

ÉCHANGER, ÉCOUTER, PARTAGER, CONSULTER, INTERAGIR DANS LA TRANSPARENCE, VULGARISER L’INFORMATION, MANIFESTER DE LA SOUPLESSE, FACILITER L’EXPRESSION ( orale, écrite ), S’OUVRIR AU DIALOGUE, FAVORISER L’AFFIRMATION, DÉBATTRE ( du choc des idées jaillit la lumière ), DÉMOCRATISER ( partager le pouvoir ), ÉVOLUER.

La politique de COMMUNICATION de notre Administration municipale qu’on retrouve dans le Journal Papier dans l’Express du 6 fév. 2019 est tout le contraire d’une COMMUNICATION ADÉQUATE : Une information abstraite semblant s’adresser à des robots ; quel en est l’objectif ou le sujet principal ? Je relis et retiens que la ville se fait une publicité pour les Affaires et l’Économie, une promotion du pragmatisme dépassé du 19 ième siècle. Suis-je la seule à ne pas me sentir concernée par ce langage numérique, opaque, à n’y rien comprendre ? Nos élus sont-ils déménagés à BABEL ? Cette soi-disant politique de communication se veut plutôt une publicité informative tournée vers les affaires : ANNONCER, FAIRE CONNAÎTRE, INFORMER, DIFFUSER, TRANSMETTRE, RIEN qui s’adresse à la démocratie participative citoyenne.

Dans lequel de ces 2 paragraphes retrouvez-vous votre place, vos 2 minutes de BONHEUR, dans cette ville qui au nom de l’intelligence artificielle vous impose des règlements robotiques où l’humanisme est totalement absent ? Et Ça se dit progressiste, fuyant la lumière et courant à grands pas vers des trous de noirceurs. C’est ça le vrai portrait de Drummondville, une Bergerie sous la houlette d’un berger improvisé qui veut le BONHEUR de son troupeau, répétant sans cesse une vieille comptine : « À la bergerie on rit, on chante…, on chante et rit… », c’est ça le BONHEUR ? Venez rire, vous amuser dans le pré du Centre Expo du 2 au 5 mars, répondant à une invitation de la SDED et de Tourisme Drummond dans le journal l’Express du 6 février 2019. Venez admirer les beaux chaussons colorés aux pieds des moutons… Regardez vos pieds, vos bas, ça vous évitera de relever la tête, de voir les laideurs et malheurs que cette ville nous impose quotidiennement.

Revenons sur la soi-disant communication très restrictive et muselante qu’on nous impose au Conseil de ville depuis quelques mois à la période de questions. Ils disent être un modèle à ce chapitre. Tous nos gouvernements opèrent selon ce modèle de période de questions durant laquelle les partis d’opposition questionnent le parti au pouvoir sur des sujets actuels comme récemment le renvoi du lanceur d’alerte l’agronome Louis Robert ( qui compte à son actif 32 ans de loyaux services au Ministère de l’Agriculture ) par le ministre de l’Agriculture André Lamontagne. Cet honnête homme est mis à la porte parce qu’il a voulu informer la population des dangers des pesticides dans notre agro-alimentaire et le fait que nos gouvernements permettent à Monsanto d’infiltrer ce ministère et de nous empoisonner, à nos frais… Legault et Lamontagne ont répondu aux questions : ils restent sur leur position d’avoir congédié M. Robert sans salaire, ne peuvent en dire plus, la balle étant envoyée à la protectrice du citoyen ( alors que le rôle de cette dernière est la protection du citoyen, non pas du gouvernement ).

À Drummondville, la période de questions aux séances du conseil est aussi une risée : Une question, refus de commentaire ou de débat, même quand la réponse à notre question est esquivée. On retrouve ce modèle de non échange basé sur des questions dans les familles dysfonctionnelles où des parents rigides imposent tout jusqu’à ce que les enfants se révoltent, fuient, quittent. Ils imposent aussi à leurs enfants le secret, le silence… Ça fait penser à la ville qui propose aux citoyens de participer à la démocratie participative citoyenne en s’inscrivant à des petits comités, sans caméras, derrière des portes closes… donnant l’impression d’une écoute alors qu’aucune suite n’est donnée à leurs suggestions. Et ils appellent cela de la Consultation alors que ce n’est qu’un simulacre de consultation ( quelle hypocrisie ).On retrouve cette forme d’abus de pouvoir dans nos gouvernements autocratiques et dictatoriaux qui asservissent et exploitent leurs populations.

Et nous, à Drummondville, que voulons-nous ? Une qualité de vie, Une participation aux décisions qui nous concernent et nous affectent ? Nous avons droit au Respect et à la Dignité. Imposons le respect, la liberté d’expression et la participation aux décisions d’ordre public. Nous sommes des animaux intelligents, nous valons plus que des robots informatiques créés par l’intelligence artificielle, se baladant sur un espace numérique.

Henriette Yergeau, le 7 février 2019