CONDAMNÉS À L’EMPOISONNEMENT AU GLYPHOSATE POUR ENCORE 15 ANS PAR SANTÉ CANADA.

Publié par Radio-Canada le 11 janvier 2019, nous apprenons que Santé Canada continue d’approuver le glyphosate , « l’ingrédient actif du Roundup de Monsanto, l’herbicide le plus vendu au Canada », alors que « des médecins et environnementalistes s’y opposent ».

C’est une nouvelle équipe de 20 scientifiques qui a fait cette recommandation, disant que les questions soulevées par les opposants n’étaient pas prouvées scientifiquement. Selon Équiterre, les données furent manipulées par Monsanto, ainsi que les analyses faussées. Selon Écojustice, des données d’études ont été modifiées ou changées par Monsanto. On dénonce un manque de transparence de la part de Santé Canada. Bayer Canada qui œuvre aussi dans les pesticides et insecticides maintient que le glyphosate est un outil précieux pour aider les agriculteurs à nourrir durablement une population en croissance.

En 2015, l’OMS a pourtant classé le glyphosate comme substance GÉNOTOXIQUE ( dommageable pour l’ADN ), CANCÉRIGÈNE pour l’animal et probablement pour l’homme.  

Aux USA, 8 000 procès sont en attente contre Monsanto ( impliquant l’usage du glyphosate ). En 2018, un jardinier américain atteint d’un grave cancer après des années d’utilisation de 2 herbicides à base de glyphosate fabriqués par Monsanto, vient de se voir accorder 78 Millions de dollars américains par la Cour, mais Monsanto a fait appel du verdict.

Drummondville suit les traces de Santé Canada et ne fait rien pour remplacer les insecticides et pesticides tueurs d’insectes, d’oiseaux…

Pollués hier, pollués aujourd’hui, pollués demain. Notre gouvernement municipal semble être sur la même longueur d’ondes que le Fédéral. Peut-être se disent-ils qu’après tout, il faut bien un jour mourir de quelque chose, pourquoi pas du glyphosate ?

Non seulement nos terres sont polluées, mais le journal de Montréal du 12 janvier 2019 nous apprend que Greenpeace s’inquiète de déchets plastiques se retrouvant en Asie du Sud-Est dont la Malaisie et la Thaïlande, depuis que la Chine a cessé d’importer nos déchets plastiques. Ces déchets proviendraient d’entreprises canadiennes. À Manille aux Philippines, une photo de mai 2018 montre une plage d’écotourisme pleine de sales ordures venant de chez-nous. Ce n’est pas sans rappeler le gros bateau rempli de conteneurs d’ordures en direction des Philippines du temps de Harper. Autre temps, autre gouvernement, mêmes habitudes d’aller garrocher nos cochonneries chez des pays pauvres, en développement.

Il n’y a pas lieu de ressentir de la fierté d’être Canadienne ou Canadien quand on prend conscience que notre économie est basée sur des armes et des guerres destructrices, semant la mort au Yemen entre autres, que la pollution de notre air et de nos sols nous oblige à manger des mets empoisonnés, que se défaire de nos responsabilités concernant la gestion de nos déchets nous définit comme ces mêmes ordures que nous expédions.

Honte sur notre pays ; sur un premier ministre qui cultive une image propre et qui est intérieurement corrompu, immoral; sur nos institutions canadiennes et ses élites qui parasitent notre peuple et nous imposent les pollutions de gaz, pétrole, de pesticides, qui contaminent nos ressources eau-air-sol. S’il existait une autre terre habitable et atteignable, nous partirions sans regret refaire nos vies. Comme cela ne se peut, nous faisons de notre mieux pour survivre à tous les fléaux de notre temps, espérant mieux pour le demain de nos enfants.

Henriette Yergeau, le 15 janvier 2019