Conseil de ville du 19 fév. 2018, lors de la courte période de questions, j’ai présenté la situation de notre ville quant à la QUALITÉ de son AIR et la QUALITÉ de son EAU. Pour m’assurer que ce Conseil donnerait une suite, j’ai laissé les textes qui appuyaient mes avancées pour le conseiller responsable du dossier de l’Environnement, John Husk et en ai gardé une copie.

En 2016, le Développement Durable du Québec ( mise à jour en fév.2018 ) a fourni un relevé sur la qualité de l’air de 5 villes dont Drummondville. Drummondville arrive en tête avec Trois-Rivières pour la PLUS MAUVAISE QUALITÉ de son air. Suivent St-Hyacinthe et Sherbrooke. Puis, on attribue à MONTRÉAL la MEILLEURE QUALITÉ de son air. On y nomme les sources de polluants comme le TRANSPORT, les INDUSTRIES et le CHAUFFAGE ainsi que leurs effets sur la Santé et l’Environnement. Il est surprenant que Montréal cote en première place vu la densité de sa population et la forte circulation quotidienne de voitures, camions, autobus, avions qui engendrent un fort taux de pollution.

Notons que ce relevé ne mentionne pas tous les autres polluants qui affectent l’air de Drummondville : 1. Les contaminants dégagés par le Méga-dépotoir WM ( dont le Méthane ) qui reçoit les ordures de 48.2% de la population du QUÉBEC, enfouies à 1 km de la rivière St-François qui fournit l’eau potable à sa population de 75 000 ha. 2. L’augmentation de CO2 dégagé par l’Aérodrome qui dispense de nombreux cours de pilotage et fait subir en plus une pollution du bruit tout l’été aux habitants dans un triangle de 3 km, entre l’école primaire de plus de 400 élèves, le Méga-dépotoir et l’Aérodrome. 3. Tout le CO2 dégagé par les camions, grosses voitures, VUS, ski-doo, 4-roues pour le plaisir de rouler. 4. Avec le MONOPOLE du gaz toxique ENERGIR ( jadis appelé gaz MÉTRO ), MONOPOLE décidé par le gouv. provincial Couillard, appuyé par le gouv. fédéral Trudeau, les subventions pleuvent pour les énergies fossiles. Ces subventions dont une grande partie puisée dans les FONDS VERTS ( volée en quelque sorte ). Le maire Cusson est heureux de recevoir la subvention de 1 250 000 Million pour faire passer le gaz diézel au gaz « naturel » tout aussi polluant. Pour nous rassurer, on nous dit qu’il ne s’agit que d’une transition. Quand on leur fait cracher le morceau, il s’agit d’une longue transition, soit jusqu’à 2050. Les investissements dans les ÉNERGIES PROPRES? des poussières. Ça se comprend, l’argent des Fonds Verts est déjà investi dans la pollution et les saletés. Le maire Alexandre Cusson  y voit une gérance PRAGMATIQUE, ne croyant pas dans les ressources naturelles et leurs apports économiques qui sont pour lui de l’idéalisme, de l’utopisme. En passant, on dit que le promoteur de gaz ENERGIR cache des MILLIARDS dans les paradis fiscaux. Avec GAZ Energir et ses nombreux utilisateurs ( Industries, Commerces, Voitures, Habitations…),la dégradation atteindra son comble en 2050, ayant causé maladies et mortalités sur son passage. Quand j’ai posé ma question au maire le 19 fév. à savoir si la ville avait pris connaissance de l’étude du Dév. Durable faite en 2016, sa réponse : NON, il n’était pas au courant.

Ma deuxième question portait sur la piètre qualité de l’eau de Drummondville. En effet, une recherche publiée en 2017 par 2 chercheurs de l’UNIVERSITÉ de SHERBROOKE cotait DRUMMONDVILLE ayant la plus mauvaise qualité de son eau potable sérieusement affectée par 4 dangereux pesticides dont l’ATRAZINE . Drummondville arrivait bonne première à côté de 17 Municipalités voisines. Le maire et son conseil rejetaient cette recherche qu’ils qualifiaient de non-scientifique, non valable. Le maire répondait que notre eau potable est de très bonne qualité, qu’il en boit et qu’elle est même de meilleure qualité que l’eau embouteillée. La ville n’a rien fait depuis cette étude qu’elle disqualifie. Pourtant, si le maire juge que ces 2 chercheurs ont fait erreur, pourquoi ne leur a-t-elle pas demandé de rectifier les données et affirmations mentionnées dans cette étude publiée dans des médias reconnus en 2017 ? Le maire ajoute que la réfection de son système d’épuration des eaux règlera bientôt ces problèmes. La ville n’a encore posé aucun geste sur les pesticides comme l’ATRAZINE, affirmant qu’ils n’y peuvent rien, que ce pesticide qui se vend et est utilisé à Drummondville n’est pas de la juridiction municipale.

Fin février 2018, la juge Nicole Tremblay, de la Cour Supérieure du Québec  a rejeté la poursuite d’un promoteur de gaz de Schiste, GASTEM, contre une petite municipalité gaspésienne Ristigouche Sud-Est ( 157 ha ) après qu’ils eurent adopté un règlement de protection de leur eau potable. GASTEM menaçait l’eau potable de cette petite municipalité en voulant fracturer leur sol à de faibles distances de leurs sources d’eau potable, menaçant à coup sûr de la contaminer. Dans son jugement, la juge dit :  » Les municipalités sont reconnues comme palier gouvernemental et doivent assumer leurs responsabilités dans la protection de l’environnement sur leur territoire en respect du principe de la SUBSIDIARITÉ ». Ce qui vaut pour Ristigouche ( 157 ) habitants doit valoir pour DRUMMONDVILLE ( 75 000 ha ).

Au souper du Maire 2018, le maire Cusson dit : « DRUMMONDVILLE ouverte, rayonnante, belle. DRUMMONDVILLE créatrice de bonheur, c’est ce à quoi je veux me consacrer dans les 4 prochaines années en tant que maire ». Ces belles paroles étant dites, que le maire Cusson et son équipe posent des actions pour améliorer la qualité de notre air et de notre eau qui sont en bien mauvaise qualité.

Aux gens qui pensent à s’établir à DRUMMONDVILLE et aux touristes qui passent , sachez que Drummondville n’est pas encore un environnement sain, que son eau et que son air sont de très mauvaise qualité comparé à d’autres villes. Pour beaucoup de Drummondvillois, ce n’est pas encore le bonheur faute de mauvaises décisions, de manque de prudence et de précaution dans la gestion. On veut plus que l’image, on veut un contenu, une ville propre, en santé.

Henriette Yergeau