Le plan caché du maire Alexandre Cusson, re : le développement de l’aéroport de Drummondville :

Suite à des plaintes accompagnées d’une remise de pétition de citoyens dérangés par les pollutions sonores et pollutions aux gaz par les survols en rafale du matin au soir des élèves pilotes ( 7 hre AM à Minuit le soir ) de l’école Select Aviation en opération depuis l’été 2017 (après l’allongement de la piste de 2000 pieds, pour une piste longue de 6000 pieds), dans le journal Express du 13 juin, le maire Cusson annonçait « préparer une réglementation plus sévère pour les cours de pilotage ». Rapide réaction de Daniel Cyr de Select Aviation qui voulait s’assoir avec la ville qui indiquait venir d’investir 600 000$ pour un simulateur de vol mis en place pour fin juin puis ajoutait la venue probable d’un transporteur aérien qui s’installerait à Drummondville tant pour les passagers que pour les marchandises…, pour des vols vers Halifax, New-York, Toronto…

Surprenante déclaration venant d’un promoteur, car le maire n’avait jamais parlé de tels objectifs lors de la réfection et l’allongement de la piste en 2016. Selon le maire, cette piste accommoderait les industriels et commerçants pour leurs déplacements d’affaires.

Si le maire s’est assis avec M. Cyr, aucun changement et correctifs ne furent apportés dans les semaines qui ont suivi, même que les vols se sont intensifiés malgré une 2 ième pétition déposée et des interventions citoyennes réclamant la fermeture de cette école.

Depuis quelques semaines, de gros avions ont survolé notre espace aérien et se sont posés sur la piste : un Hercule, un F18, des jets plus d’autres marques que je ne connais pas.

Le maire a par la suite affirmé que ce n’était pas la SDED qui avait invité cette école, que ça relevait de Transport Canada et qu’il attendait l’autorisation de TC. De plus, il a fait appel à la firme d’ingénieurs OCTANT pour lui suggérer des mesures d’atténuations pour nous imposer à vie cette école. Puis, il a mis son service de contentieux là-dessus.

À cette réunion du conseil de ville du 20 août, il nous apprenait que le terrain qui a permis à ce promoteur d’opérer à l’aéroport fut vendu en 2010 à une compagnie à numéro. Le 21 août, la journaliste Lise Tremblay du journal l’Express révélait avoir « obtenu …une copie de l’acte de vente du fameux hangar qui a permis à l’école de pilotage de s’installer à Drummondville. L’acte a été signé à Drummondville le 28 juin 2010 devant le notaire Daniel Landry par la mairesse de l’époque, Francine Ruest-Jutras, et l’entreprise portant le numéro 9218-1072 Québec. Le tout a été vendu à un prix de 16181,25$. L’entreprise, qui était représentée à ce moment-là par Jean-François Cusson, a eu deux ans pour réaliser un projet de construction relié à une activité de type « aéroportuaire » et pour signer, notamment, un contrat de service avec la Corporation de l’Aéroport régional de Drummondville ou la SDED ». On voit bien ici QUI a signé l’acte de vente et ce n’est pas Transport Canada. QUEL manque de transparence passé et présent dans ce dossier… QUE d’informations cachées à la population, informations connues du maire et cachées. Il ne pouvait pas l’ignorer, étant lui-même l’actuel Président de la SDED aux côtés du directeur général de la SDED Martin Dupont qui était dans cette même fonction, du temps de l’ex-mairesse Ruest-Jutras. Parlant de Martin Dupont, curieux qu’on n’entende pas parler de lui. Se cache-t-il ? Est-il malade ? Motus et bouche cousue.

Cette saga ne s’arrête pas là. On sait que le maire Cusson porte aussi le chapeau de président de l’UMQ. À ce titre, il travaille fort avec un groupe de 19 représentants issus du transport aérien pour promouvoir et améliorer le transport aérien au Québec ( Voir Communiqué de Presse du 22 juillet 2018 : Transport aérien régional- Le leadership de l’UMQ a porté ses fruits). Aussi, le 12 juin, dans le journal vingt 55 : Restructuration à la SDED-Importantes nominations. Martin Dupont est sur la photo, Au mois d’août, les milieux d’affaires, commerces et industries se sont joints à la SDED, à l’initiative du maire Cusson. Ne faire qu’un pour une croissance économique accrue, régner main dans la main avec les hommes d’affaires et de pétrole, le pragmatisme américain du 19 ième siècle à l’œuvre, qu’importe le réchauffement climatique et les gaz à effets de serre.

La Presse du 31 août sur l’Aéroport de St-Hubert nous apprend que sa piste entièrement rénovée, allongée, vient d’accueillir un Boeing 737 et pourra accueillir d’autres gros avions comme le Airbus A320 et l’A220… Les citoyens de Longueuil sont inquiets, eux qui ont dû accepter de force une école de pilotage, touchés par les pollutions sonores, qui en avril 2018 ont déposé une requête au tribunal contre la compagnie d’école de pilotage qui ne respecte pas les ententes signées en 2015 pour atténuer les pollutions sonores. Ils n’ont pas été consultés et sont inquiets re : la venue des gros transporteurs, leur impact sonore au décollage, à l’atterrissage, au vol.

 St-Hubert, comme d’autres villes du Québec, veulent attirer des transporteurs à rabais. La longueur de piste de leur aéroport le leur permettant, ils ont en vue des destinations en direct pour Miami, Toronto, new-York, Washington, Iles-de-la-Madeleine… Exactement ce que nous apprenait Daniel Cyr de select Aviation, le 13 juin quand il s’est assis avec le maire. Et ces gros transporteurs sont entrés par la porte des Écoles de pilotage tout comme ce fut le cas ici à Drummondville. À voir circuler de plus en plus de gros avions à Drummondville, on voit bien que le projet du maire et de la SDED est le même que celui implanté en secret à St-Hubert.

Les « Tondeuses volantes » en rafales au-dessus de nos têtes sont inacceptables. Les bruits répétés des gros transporteurs sont tout aussi inacceptables. Notre aéroport est situé en milieu urbain. Si le maire Cusson poursuit ses projets de garder l’école de pilotage et d’implanter un gros trafic aérien, il devra acheter les maisons des districts 10-11 et une partie du district 12, car ce trafic aérien insensé nous cause souffrances, maladies et mort par ses pollutions sonores et gaz ( CO2, Méthane, Plomb ). Personne ne mérite un tel châtiment des mains d’un maire qui a le devoir de nous consulter en toute vérité et de nous protéger. Nous rappelons que nous étions là avant ces projets d’implantation qui ne veulent favoriser que le profit au détriment de la santé et de l’environnement. Henriette Yergeau