Pour la séance du conseil municipal du 21 janvier 2019, je fais suite à l’invitation du maire, le 2 janvier à la radio de Ici radio-canada incitant les citoyens à se faire entendre à chacune des séances auprès de notre gouv. de proximité concernant la gestion des affaires municipales…  Mes 2 questions porteront sur : 1. L’école de pilotage, 2. L’implantation de l’usine de bitumineux par Construction Pavage Portneuf à la même adresse qu’en 2016 quand le projet fut abandonné par le promoteur. Projet annoncé le 19 nov. 2018, le même soir que le conseil adoptait la résolution de se joindre aux 150 villes du Québec pour lutter contre les GES et les Changements climatiques.

QUERSTION 1 : M. le maire, appuyez-vous les citoyens de notre ville pour la fermeture de l’école de pilotage Select Aviation ? Si OUI, quelles actions concrètes mettez-vous en œuvre ?

RÉPONSE DU MAIRE : «  Je dis et répète que je veux donner la tranquillité aux gens. Si ça passe par la fermeture, la seule conclusion possible, ce sera la fermeture… ». Si je me fie à notre rencontre du 18 déc. 2018, il ne cherchait qu’à apporter des exemples d’accommodements s’ajoutant aux 2 ingénieurs d’OCTANT qui présentaient de petits exemples inexacts pour continuer de garder cette école ouverte, comme : «  On ne peut inclure les BRUITS comme étant aggravants dans ce dossier » alors que des rapports d’analyse de spécialistes sur le sujet soutiennent que les bruits répétitifs en rafales causent des dommages à la santé. Autre ex : « les vols sont moins bruyants l’hiver car les fenêtres sont fermées ». À notre rencontre du 28 sept. 2018, le maire avait posé cette question à laquelle nous avons répondu par la négative, car la nuit précédente, nos fenêtres étaient fermées et les bruits n’étaient pas atténués. La réponse répétée du maire de vouloir « redonner la tranquillité aux gens… » ce sont des paroles en l’air effacées par des actions contraires. COMMENT avoir la tranquillité quand les TONDEUSES VOLANTES nous tournent autour JOURS, SOIRS et parfois la nuit ?

QUESTION 2 : COMMENT la ville peut-elle vouloir implanter en 2019 cette énergie extrêmement polluante en milieu urbain ( une usine de fabrication de bitumineux dégageant de fines poussières de silice cristalline qui affecterait l’Environnement et la Santé des habitants des Districts 10 et 11), projet piloté comme en 2016 par le conseiller Daniel Pelletier élu dans le district 11 ? Comment la ville peut-elle à la fois promouvoir UNE ÉNERGIE SALE ET LUTTER CONTRE LES GAZ À EFFETS DE SERRE ?

RÉPONSE DU MAIRE : «  CE PROJET EST TOUJOURS CONDITIONNEL À TOUTES LES APPROBATIONS DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT… NOUS, ON A L’INTENTION DE CONTINUER pour asphalter nos rues… ». St-Nicéphore ENCORE SACRIFIÉ depuis la fusion de 2004 : 3 projets de POLLUTION DURABLE, 1. LE MÉGA DÉPOTOIR WM, 2. L’ÉCOLE DE PILOTAGE DEPUIS 2017, 3. USINE DE BITUMINEUX EN MILIEU URBAIN DÉCHARGEANT DE FINES POUSSIÈRES DE SILICE CRISTALLINE S’ATTAQUANT AU CŒUR, AUX POUMONS, PROVOQUANT DES CANCERS, POLLUANT AIR-EAU-SOLS ET DÉVALUANT NOS PROPRIÉTÉS. Nous ne pouvons laisser aucun gouvernement attenter à notre santé… Si nécessaire, pour notre défense, nous engagerons des recours collectifs. Nous comptons sur la protection du gouv. de la CAQ qui affirmait vouloir gouverner pour tous les Québécois et lutter contre les ÉNERGIES SALES.

ÉCOLE DE PILOTAGE : En tant que représentante d’une pétition de 90 signataires à l’été 2018 pour fermer l’école de pilotage Select Aviation, je me dois d’informer les signataires et d’autres citoyens de l’évolution de ce dossier à ce jour du 21 janvier 2019. Je rappelle qu’Alexandre Cusson gère ce dossier avant tout comme président de la SDED plutôt que comme maire de Drummondville. Depuis le début, M. Cusson gère ce dossier en privilégiant uniquement les intérêts économiques et les Promoteurs, sans tenir compte des conséquences psychologiques et physiques sur notre santé par les pollutions sonores et aux gaz. Certaines journées, il peut y avoir aux 3-5 minutes, en rafales, plus de 100 vols dans les districts 10-11-12. Les soirs, des vols uniquement dans ces 3 districts pendant 2-3 heures. Nous vivons les mêmes problèmes que tous les citoyens des autres villes où des écoles de pilotage se sont imposées et implantées et ce, malgré des études sérieuses et bien documentées sur la question par divers spécialistes dont ceux relevant de la santé. Le maire ignore notre appel à la protection, refuse de remplir son devoir de maire, de subsidiarité pour ses citoyens et notre environnement. Les pollutions sonores, les bruits répétés vont au-delà de décibels acceptables et s’ajoutent aux pollutions aux gaz CO2, Plomb et autres polluants dans notre air et notre sol.

Le 27 sept. 2018, à l’invitation du maire Cusson, j’ai assisté à une première rencontre aux côtés de 2 citoyens représentant La coalition pour une qualité de vie à Drummondville, de 2 autres citoyens dont René Bergeron représentant 32 signataires d’une pétition du district 12. Représentant la ville : le maire Alexandre Cusson, son chef de cabinet Mathieu Audet, le conseiller Daniel Pelletier du district 11, qui pilote le dossier. À cette rencontre, le maire nous a demandé de lui faire confiance, qu’avec l’aide de gens d’affaires, on arriverait à notre objectif…, de tenir nos rencontres confidentielles. Il a vérifié que notre intention n’était pas de fermer l’aéroport, ce que nous n’avons jamais demandé. Ensemble, nous avons envisagé de part et d’autres des mesures, des gestes à poser qui feraient qu’en janvier 2019 nous aurions une belle avance. Aussi, le cons. Pelletier disait attendre le rapport de la firme d’ingénieurs en aéronautique, OCTANT. J’ai demandé au maire Cusson : OCTANT travaille-t-il avec nous pour fermer l’école de pilotage ? Sa réponse : OUI ( premier mensonge ). Puis le maire a convenu de nous contacter dans les 2-3 semaines pour poursuivre notre démarche. Finalement, la rencontre fut reportée à 2 ½ mois plus tard, soit le 18 déc. 2018. L’excuse de ce report : ils attendaient le rapport d’OCTANT ( 2 ième mensonge ). Le 18 déc., nous apprenions qu’OCTANT était dans ce dossier depuis la fin de l’été et qu’il travaillait à garder ouverte l’école de pilotage.

À cette 2 ième rencontre, s’étaient ajoutés l’avocat Claude Proulx et les 2 représentants d’OCTANT nous présentant une petite recherche complétée depuis longtemps, un vrai torchon sans valeur… Ils se basaient sur 85 plaintes reçues, ne considéraient pas le bruit comme un facteur aggravant, affirmatifs qu’en hiver les bruits étaient moins forts… bref des mesures faiblardes et inacceptables, des inventions sans aucun lien avec les réalités qu’on endure… Nous avons exprimé notre déception, conscients d’avoir été trompés, pas écoutés par un maire qui ne semble pas concerné par les problèmes que sa SDED nous impose depuis l’été 2017. J’affirme à nouveau que M. Cusson est en grave conflit d’intérêt en gérant ce dossier en homme d’affaires, pour des intérêts économiques, pour le compte de la SDED alors que c’est comme maire qu’il doit trancher la question, comme maire d’un gouv. de proximité remplissant son devoir de subsidiarité. Le conseiller Pelletier confirme mon analyse que la ville choisit le camp de SELECT AVIATION et veut nous imposer à vie cette école de pilotage, écrivant le 2 janvier 2019, en page 2 dans son site Web : «  Les travaux se poursuivent également en lien avec la démarche concernant l’utilisation de l’aéroport municipal, incluant l’école de pilotage. Pour se faire, nous continuons de collaborer avec les spécialistes de la compagnie OCTANT qui sont des consultants aguerris en transport aérien ». Leur rapport présenté le 18 déc. est plutôt un torchon à la solde de la SDED et de Select Aviation, ne contenant aucune donnée et analyse scientifique de spécialistes et aucune observation sur le terrain où les écoles de pilotage se sont imposées, faisant perdre la quiétude aux habitants déjà établis…

Pour ma part, je tiens à dénoncer l’intimidation que Select Aviation a commise à mon égard. Par COURRIEL et HUISSIER, ils ont mandaté un gros bureau d’avocats pour une mise en demeure, m’intimant dans les 5 jours de me rétracter à défaut de quoi il m’en coûterait énormément ( $$$$ )… Il se trouve qu’ils faisaient erreur sur la personne. Je n’étais en aucun cas l’instigatrice de ce dont ils m’accusaient. Par la suite, ils ont pris note de ma rectification, signant CORDIALEMENT, sans aucune excuse. Pas de réponse non plus à ma demande : QUI avait donné mon courriel à Select Aviation ? À ma souvenance, je n’ai jamais dans le passé communiqué par courriel avec Select Aviation. Cependant, il m’est arrivé de communiquer par courriel avec le maire Cusson et le cons. Daniel Pelletier.

Dans le même temps de cette mise en demeure, un voisin a reçu la visite de 2 policiers envoyés par Select Aviation parce qu’il avait fait des plaintes tél. concernant les pollutions sonores. Par la suite, il y aurait eu du sabotage d’avions à l’aéroport. Sans preuves, ils l’ont accusé de terrorisme et lui intentaient un procès pour la date du 19 déc. Il s’est défendu avec un avocat, a dépensé quelques milliers de dollars. Finalement, ils ont annulé le procès autour du 14 déc. 2018. Il m’a dit ignorer la raison de leur recul. Ce voisin a lancé une pétition sur Facebook. La dernière fois que je lui ai parlé, il en était à 315 signataires pour la fermeture de l’école de pilotage, ce qui fait que nous en sommes aujourd’hui  à 437 signatures au total.

Select Aviation nous agresse continuellement avec des pollutions sonores inacceptables en rafales et des pollutions aux gaz puis ils accusent un citoyen qui n’a rien fait d’être un terroriste. L’agresseur se fait passer pour la victime et tente même de la faire condamner. C’est le monde à l’envers.

Nous utiliserons tous les moyens possibles et légaux pour fermer cette école de pilotage nuisible à notre santé et environnement. Et si ce dossier n’est analysé par le maire Cusson que d’un point de vue économique, nous maintenons notre offre économique que la ville achète nos maisons à juste prix avec en plus compensation pour atteintes à la santé et pertes de jouissance d’une demeure qui nous convient quand ces tondeuses volantes ne survolent pas bruyamment notre espace aérien.

USINE DE BITUMINEUX : Nous avons communiqué avec les députés de la CAQ élus dans nos circonscriptions ainsi qu’avec le premier ministre Legault pour empêcher cette énergie sale de voir le jour chez-nous.

Note : Vu la fermeture des Médias locaux aux publications citoyennes re : la politique municipale, j’invite tous les citoyens intéressés à consulter ce texte et d’autres traitant de problèmes sociaux actuels sur mon blogue à : tribunelibredrummondville.com.

Henriette Yergeau, le 5 janvier 2019