Questions au Conseil de ville du 19 mars 2018 portant sur les milieux humides :

Dans Le journal le Soleil du 2 mars 2018, la journaliste Patricia Cloutier signe un article portant sur le projet de loi 132 pour la conservation des milieux humides et hydriques adopté en juin 2017. Selon ce projet adopté par le gouv. du Québec, il ne serait plus possible pour les Municipalités de détruire les milieux humides en offrant d’autres terrains en compensation. Ce projet est appliqué en année transitoire.

À la dernière rencontre de l’UMQ présidée par vous, M. le maire, le maire de St-Georges de Beauce Claude Morin demande que le gouv. provincial revoie le nouveau système de compensation financière dont les coûts ont considérablement augmenté. Le maire de Val d’Or appuie cette proposition ainsi que le député libéral de la Beauce, Paul Busque. Les maires de l’UMQ adoptent alors une résolution demandant au gouv. de revoir et modifier le projet de loi 132, alléguant que contourner les milieux humides nuira au développement économique des villes, nuira au dév. résidentiel et au réseau routier, engendrera de l’étalement urbain. Le député Busque assure que « des travaux sont en cours pour ajuster les règlements » et un rapport suivra avant le 16 juin 2018 du bureau de la ministre Mélançon. Doit-on comprendre que l’UMQ demande au gouv. de dispenser comme par le passé les permis de détruire les milieux humides dans le seul intérêt de l’économie et des finances publiques ?

Question 1. En tant que président de l’UMQ, M. le maire, avez-vous appuyé cette résolution ?

Question 2. Lors de cette rencontre, a-t-on relevé l’apport économique des milieux humides, à savoir : un pôle d’attraction important pour le tourisme au Québec, l’observation de la nature, la randonnée pédestre, le canot, la chasse, la pêche , la photographie ( ces écosystèmes à la base d’une importante activité économique ? ).

Voici le relevé de la ville de Drummondville sur les milieux humides : «  Les milieux humides ont des rôles écologiques, économiques et sociaux considérables, tels que : A. Réguler les phénomènes naturels ( rétention des eaux et contrôle des inondations, séquestration du carbone, et. ); B. Filtrer l’eau; C. Abriter des réservoirs de biodiversité; D. Conserver les ressources naturelles et fauniques; E. Offrir des activités récréatives, touristiques, éducatives et scientifiques; F. Enrichir le paysage et le patrimoine culturel.

Question 3. A-t-on rappelé que les milieux humides représentent 10% de l’ensemble du territoire du Québec ? A-t-on rappelé le rôle crucial qu’ils jouent dans la régulation des niveaux d’eau, la réduction du risque d’inondations, de la conservation de la diversité biologique ?

Question 4. A-t-on abordé et nommé les impacts de la destruction des milieux humides sur la biodiversité, sur la faune, la flore, les poissons, les oiseaux, les espèces vulnérables ou en péril, les tortues, les grenouilles, les vers de terre, les humains…?

Question 5. A-t-on abordé et nommé les impacts positifs des lieux humides ( Étangs, Marais, Marécages, Tourbières ) par rapport à l’eau potable ? Leur rôle de drainage, d’imperméabilité des sols, de filtreurs de contaminants et sédiments? Quand on sait que notre eau potable à Drummondville est déjà contaminée par des pesticides. C’est vrai que ça ne nous tue pas  mais ça ne renforce certainement pas notre système immunitaire. Déjà que Drummondville a détruit des milieux humides, rappelons les 1600 pieds lors de l’agrandissement de l’aéroport en 2017.

  1. le maire, lors de la réunion de l’UMQ, les maires se sont-ils penchés sur les impacts cruciaux de la destruction des milieux humides sur l’eau potable ?

Question 6. La protection de notre environnement, de nos milieux humides, de notre biodiversité, de notre eau potable, repose pour les 4 ans à venir entre les mains de ce conseil. Quand elle a rendu son jugement en faveur de la ville de Ristigouche-Sud-Est, l’honorable juge Nicole Tremblay a rappelé que «  Les municipalités sont reconnues comme palier gouvernemental et doivent assumer leurs responsabilités dans la protection de l’environnement sur leur territoire en respect du principe de la SUBSIDIARITÉ ».

Drummondville ne deviendra une ville du bonheur qu’à la condition qu’elle protège son environnement et ses milieux humides. M. le maire, avec votre équipe, vous y emploierez-vous? À cette dernière question, le maire a répondu : OUI.

Vu le refus du maire Cusson de répondre aux autres questions et vu l’importance d’informer les citoyens de notre ville sur la protection de nos milieux humides et hydriques, j’ai envoyé ce texte au journaliste de l’Express, Jean-Pierre Boisvert le 20 mars. Ce dernier l’a remis à la directrice de l’information du journal, Lise Tremblay qui le 21 mars m’a transmis le message suivant : Il appartient à la salle des nouvelles de décider des publications. « Dans ce cas-ci, nous avons choisi de nous concentrer sur d’autres sujets car, comme vous le savez, l’actualité foisonne à Drummondville ». Ici, on peut se questionner sur le foisonnement ainsi que le choix des sujets priorisés, vu la maigreur de ce petit journal auquel on impose de plus en plus un régime minceur musclé. Ce journal est malade, souffrant d’ANOREXIE quand il s’agit d’informations sur l’Environnement ( EAU, AIR, SOL, SANTÉ ). À l’inverse, il souffre de BOULIMIE quand il sert les intérêts économiques, commerciaux, touristiques, culturels, sportifs.

Vu le refus du journal de donner des informations à notre population, j’ai décidé d’aller vers les Médias sociaux.

Henriette Yergeau