RÉPONSE À L’ARTICLE DE L’EXPRESS DU 22 fév. 2019, SIGNÉ LISE TREMBLAY AVEC LES INFORMATIONS DE J.-PIERRE BOISVERT : « LA VILLE RESSERRE LES RÈGLES ENTOURANT L’ÉCOLE DE PILOTAGE ».

Je dois cette réponse aux 90 signataires des districts 10 et 11 que je représente POUR LA FERMETURE DE L’ÉCOLE DE PILOTAGE.

D’abord, Alexandre Cusson se prononce dans cet article comme PRÉSIDENT de la SDED à l’unique service du développement économique et en oublie ses devoirs de protection ( SUBSIDIARITÉ) comme MAIRE de Drummondville pour tous ses citoyens qui subissent des pollutions sonores et aux gaz imposées par les activités de l’École de pilotage depuis l’été 2017.

Ses explications en faveur de la continuité des opérations du promoteur Select Aviation ( entre autres les nombreux vols répétitifs en rafales des « Tondeuses volantes » que font les CESSNA au-dessus de nos têtes sont INSULTANTES, RÉVOLTANTES ). Ses suggestions sont NULLES et IRRECEVABLES quand il répète comme un perroquet VOULOIR REDONNER LA QUIÉTUDE AUX CITOYENS : « … la ville n’a pas le pouvoir de faire fermer l’école… tout comme elle n’a pas le pouvoir de fermer aucun commerce » alors même que ce commerce en milieu urbain rend la population malade par ses pollutions aux gaz et ses pollutions sonores répétées dépassant les niveaux sonores acceptables. Prenons le réseau routier. Il y a des lois sévères interdisant la circulation des QUADS et des SKIDOOS sur nos routes, on leur impose des circuits loin des habitants et des milieux urbains. Prenons les TONDEUSES À GAZON, il leur est interdit de tondre quotidiennement, à répétition entre 7.30 h et 11.00 h, en milieu urbain. Et les écoles de pilotage ne seraient pas soumis à ces mêmes lois ?

Quelques pistes de solutions : «  une résolution a été adoptée pour interdire les avions … de décoller et d’atterrir entre 23 h. et 7 h. ». Jusqu’ici, les vols se faisaient entre 23.30 h. et 7.30 h. Si ça c’est un changement, de qui se moque-t-on ? D’autres propositions inappropriées, sans lien avec nos demandes : ENCADRER LES ACTIVITÉS LES FINS DE SEMAINE ET LES JOURS FÉRIÉS, CHARGER DES FRAIS POUR LES ATTERRISSAGES ET LES DÉCOLLAGES. Depuis 2017, les vols ont toujours lieu en beau temps ( fins de sem. et jours fériés ). Même s’il y avait des frais pour les décollages et atterrissages et qu’on les versait aux victimes, ça ne règlerait rien, ça attenterait à notre santé et raccourcirait nos jours. Notre SANTÉ est non négociable. Rappelons que les districts 10 et 11 du secteur de St-Nicéphore sont les plus empruntés ( comprenant une école, des jeunes familles, des travailleurs, des pré-retraités et retraités ) ; à 2 pas d’un méga-dépotoir qui enfouit des tonnes d’ordures étrangères et envoie dans notre air du MÉTHANE. C’est RIEN ça pour le maire CUSSON, créateur de BONHEUR ? Il ajoute d’autres propositions : « Analyser les ressources humaines », « Avoir suffisamment de personnel en place », « Ajouter des caméras sur le site », « Renforcer le rôle du comité de vigilance ». RIEN dans tout ça pour redonner la quiétude aux citoyens, que de la poudre aux yeux, des tentatives de duperie, de tromperie.

Le Président de la SDED Alexandre continue de faire le BONHEUR des entreprises. Il dit garder OUVERT le canal de communication avec Select Aviation et les citoyens. Je peux vous affirmer, comme représentante des districts 10 et 11 que le canal n’est pas ouvert avec les citoyens. Comme représentante dans ce dossier, je confirme que 2 seules rencontres ont eu lieu avec le maire, soit le 27 sept. 2018 et 2 ½ mois plus tard, le 18 décembre 2018. À cette dernière rencontre, une firme aéronautique OCTANT engagée par la ville depuis la fin de l’été 2018 se plaçait du côté du promoteur Select Aviation et du maire pour nous imposer ce Commerce qui non seulement ne rapporte RIEN à la ville mais répand ses GAZ et FORTES POLLUTIONS SONORES sur une bonne partie de notre « ville du BONHEUR », nous rendant malades.

Il n’y a que la FERMETURE de cette école de pilotage ( installée dans le secret en 2010, en milieu urbain ) qui nous fera retrouver notre quiétude perdue. L’administration municipale de notre ville a ouvert une porte, à elle de la fermer. Il appartient au maire Alexandre Cusson de remplir son devoir de SUBSIDIARITÉ envers toute sa population, lui qui est en conflit d’intérêts en cumulant 2 rôles ( maire et président de la SDED ). Son rôle de maire PRIME sur son rôle de président de la SDED. Il manque à ses devoirs politiques quand il choisit des intérêts économiques qui vont à l’encontre de la protection du territoire et de ses citoyens. S’il continue dans cette voie, à l’encontre de la résolution récente votée par notre Conseil de ville contre les gaz à effets de serre et la lutte aux changements climatiques, lui et son administration devront en répondre plus tôt que tard, car les Drummondvillois n’ont jamais donné le mandat à nos élus de nous rendre malades par les POLLUTIONS aux bruits et aux GAZ.

Henriette Yergeau, représentante de 90 signataires d’une pétition dans les districts 10 et 11 demandant la fermeture de l’école de pilotage Select Aviation. Le 24 fév. 2019.