En 2012, l’ex-mairesse Ruest-Jutras signa une entente tripartite ( MRCD, Waste Management, Drummondville ) pour continuer de recevoir et enfouir les ordures de villes étrangères, ordures de près de la moitié de la population du Québec. Il se trouve que le dépotoir est situé dans le secteur St-Nicéphore, en milieu urbain. Cette proximité fait vivre à ses citoyens les plus grands risques à l’environnement ( pollution eau-air-sol ) et à la santé, de même que le bruit, les poussières, les odeurs, la dévaluation des propriétés, les gaz générés par les camions transporteurs, le gaz méthane s’échappant des torchères… Puis, un BAPE libéral appuya ce projet, il y eut vote référendaire le 24 mars 2013 gagné à majorité par les 2 villes pour fermer ce dépotoir (coût: 200 000$) au déplaisir de l’ex-mairesse et des milieux industriels et d’affaires. Puis, le PQ sous la ministre Marois infirma notre vote référendaire et émit un décret nous imposant les ordures des villes étrangères. En 2014, le maire Cusson déclara que sous son règne, il refuserait les ordures étrangères sur son territoire. Il a fait un premier pas en signant une entente pour envoyer les ordures de 18 villes de notre MRCD à St-Rosaire à compter de janvier 2019. Un deuxième pas reste à faire, soit que la MRCD modifie son programme de gestion des matières résiduelles et se prononce sur son schéma d’aménagement pour enfin fermer ce dépotoir et laisser les villes étrangères disposer de leurs ordures. À cette fin, le 20 juin 2018, je me suis adressée aux 18 maires de la MRCD et leur ai rappelé leurs responsabilités, leur devoir de subsidiarité, de protection de notre environnement, des Drummondvillois et spécifiquement de St-Nicéphore. Ce serait un NON-SENS d’envoyer nos ordures ailleurs et de recevoir indéfiniment les ordures étrangères. Donc, nous attendons du maire qu’il respecte sa parole et que les 17 autres maires se joignent à lui pour débarrasser St-Nicéphore de ce problème dégueulasse pour les citoyens de St-Nicéphore collés à ce tas d’ordures.

Puis, en 2017, Drummondville allonge l’aéroport de 2 000 pieds, située dans le secteur de St-Nicéphore, Dans le même temps, elle accueille l’école de pilotage Select Aviation pour des cours de pilotage ( Touch and Go ) en rafales, produisant des pollutions sonores et du gaz CO2 + Méthane au-dessus d’un couloir de St-Nicéphore, le même couloir situé dans la zone du dépotoir, dans un rectangle de 4 km ( aéroport- route 55- dépotoir, à la limite de l’Avenir ). Cette école de pilotage produit de nombreuses pollutions sonores ainsi que de Gaz CO2 et Méthane dans ce couloir de 3-4 km. Des Drummondvillois et même des Nicéphorois qui habitent d’autres couloirs croient que les citoyens touchés qui ont signé une pétition se plaignent pour rien. J’invite ces gens à camper dans le couloir visé durant une semaine, endurent l’inacceptable et nous fassent part de leurs perceptions révisées. Je veux rappeler que l’allongement de la piste de l’aéroport nous coûtera un emprunt bancaire + intérêts de 8 021 394$ Millions. L’aéroport appartient à la ville de Drummondville, est gérée par la Société de Développement Économique. Le maire Cusson en est le président et son directeur général et ami Martin Dupont ne songent qu’au développement économique lié à cet aéroport, voulant transformer cet aéroport local en aéroport inter – provincial et même national, sans considération pour les citoyens vivant dans ce milieu urbain. Nous demandons la fermeture de cette école de pilotage. Qu’ils aillent opérer ailleurs où aucun citoyen n’est victime de ces vols bruyants et incessants, à cœur de jour, de soir, bientôt de nuit. Au départ, le maire avait annoncé que l’allongement de la piste permettrait aux industriels et commerçants de voyager pour leurs affaires. Personne n’y voyait d’objections. Nous nous objectons à l’école de pilotage ainsi qu’ à la transformation de ce petit aéroport local en aéroport national. Notre territoire est trop petit pour absorber un tel trafic ou achalandage.

À l’été 2016, St-Nicéphore a échappé à une autre exploitation sale : une usine de construction d’asphalte ayant rapporté 3$ millions, dans le même couloir. Le projet a heureusement avorté, présentant des dangers pour la santé : poussières de silice cristalline s’attaquant au cœur, aux poumons, à la circulation, provoquant cancers… Il a fallu s’opposer, sinon ce projet se serait réalisé car le conseil de ville avec à sa tête le maire Cusson tenait à ce projet payant bien qu’extrêmement polluant.

Drummondville s’annonce Capitale du Développement, veut développer, exploiter St-Nicéphore sans tenir compte de l’Environnement et la SANTÉ. Dans le cas de l’école de pilotage, c’est encore le cas. Le maire Cusson est président de la Société de Développement Économique de Drummondville qui cherche des projets payants sans analyses et conséquences environnementales.  Cette charge à seuls intérêts économiques le met en conflit d’intérêts avec sa responsabilité de MAIRE qui doit veiller à la protection de ses citoyens, des ressources naturelles ( eau, air, sol ), de l’environnement. Il dit être créateur de BONHEUR de sa ville. Nous lui rappelons que St-Nicéphore fait partie de Drummondville depuis 2004 et a droit au BONHEUR au même titre que les 3 autres villes fusionnées.  Henriette Yergeau.